37ème Congrès de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) : Le SIDÉLEC pour la préservation de la péréquation tarifaire

Une délégation des élus et d’agents du SIDÉLEC Réunion était présente pour le congrès de la FNCCR qui s’est tenu du 1er au 3 octobre 2019 à Nice.

Ce congrès qui réunit les représentants des services publics locaux de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, du numérique et de valorisation des déchets : élus et agents des collectivités territoriales, responsables des entreprises et organismes publics des secteurs concernés, comprenait une cinquantaine de conférences thématiques, abordant les sujets d’actualité des services publics en réseaux.

Préserver la péréquation tarifaire

Sur l’hexagone, l’alimentation électrique est assurée notamment par l’énergie nucléaire. Pour les ZNI (zones non interconnectées), le modèle énergétique reste basé sur les énergies fossiles. Le coût de revient de l’énergie est donc supérieur. À ce jour, le principe constitutionnel du tarif unique permet de couvrir, à travers la CSPE (contribution au service public de l’électricité pour financer les énergies renouvelables, la péréquation et la cogénération), le surcoût généré par le modèle énergétique carboné dans les ZNI.

Mais après l’annonce de la CRE le 16 juillet dernier, d’une hausse de 12% de la CSPE pour financer l’arrivée de nombreuses centrales photovoltaïques et à cogénération, des surcoûts dans la production d’électricité dans les DOM-COM et le développement de l’injection de biogaz, les élus espèrent que leur voie aura été entendue lors de ce congrès : préserver le tarif unique de l’électricité pour chaque Français, dans un contexte de crise social, notamment sur notre territoire ultra-marin.

Batterie de stockage centralisé : une réponse aux enjeux de la Transition Énergétique

Inauguration de la batterie de stockage centralisé de 5 MW sur la commune de Saint-Leu, mardi 24 septembre 2019

Le SIDELEC Réunion, représenté par son président Maurice Gironcel a participé ce mardi 24 septembre 2019 à l’inauguration de la batterie de stockage centralisé d’EDF à Saint-Leu. D’une puissance de stockage de 5 MW, immédiatement ré-injectable sur le réseau électrique de l’île, cette batterie permet de pallier aux avaries liées aux énergies intermittentes sur le réseau.

En tant que président du syndicat intercommunal d’électricité de La Réunion, « je ne peux qu’être fier, qu’ensemble, nous relevions les défis de la transition énergétique, à travers des solutions innovantes » a indiqué le président du SIDELEC lors de son intervention. En effet, cette action de stockage permet de faire face à la variabilité des Energies Renouvelables sur le réseau électrique de l’île. « C’est une démarche commune que nous menons avec notre gestionnaire de réseau EDF, dans un contexte qui nous oblige à nous adapter en faisant des choix responsables, qui vont dans le sens du développement durable ».

5 MW réinjectés sur le réseau

Avec l’installation d’une batterie de stockage de 5 Mégas Watt, lauréat du premier appel à projet de la CRE pour du stockage d’électricité en zones insulaires, c’est une réponse à l’un des principaux défis de la transition énergétique, qui est le stockage de l’énergie.

Ce système de stockage centralisé, permet de réinjecter l’énergie électrique sur le réseau et ainsi mieux gérer les chutes de fréquences qui ont un impact sur la distribution de l’électricité sur l’ensemble du réseau.

De notre côté, le SIDELEC n’a pas manqué de faire part de ses projets structurants en matière de développement durable. Le syndicat intercommunal initie la même démarche de stockage électrique, dans le cadre du programme d’électrification de Mafate, qui permettra d’atteindre l’autonomie énergétique du cirque, avec une production d’électricité 100% solaire.

Les projets structurants du SIDELEC en matière de développement durable

En effet, dans le cas du site isolé Mafate, l’absence de système de secours alimenté par énergie fossile, nécessite de mettre en place des systèmes de stockage d’énergie de grandes capacités.

Les installations déjà en service dans le cirque, ont parfaitement passer l’épreuve des derniers cyclones qui ont traversés notre île. « C’est donc un pari qu’on peut dire réussi pour le SIDELEC et notre partenaire EDF, avec qui nous collaborons, pour faire de La Réunion, une île verte ! » a ajouté Maurice Gironcel.

En plus de l’électrification photovoltaïque du cirque de Mafate, Le SIDELEC mène actuellement d’autres projets structurants, tels que la rénovation de l’éclairage public de 13 communes et le développement de la mobilité électrique verte.

Le SIDELEC acquière également des véhicules électriques et étudie leur alimentation à partir d’énergies renouvelables.

En effet, des études de faisabilité d’installations de recharges de véhicules électriques par production solaire ont donc été menées sur le bâtiment du siège à Sainte Suzanne et sur le projet de l’antenne sud à Saint Pierre.

Il en ressort pour le bâtiment du siège à Sainte Suzanne :

·        La possibilité de recharger 4 véhicules électriques par l’installation d’une borne de recharge double alimentée par un champ solaire de 30 kilo Watt crête en toiture du bâtiment,

·        Le stockage sous forme d’hydrogène, du surplus d’énergie produite, notamment le weekend,

·        La possibilité d’installer une station de recharge pour les besoins de deux véhicules électriques, avec stockage hydrogène « H2 »,

·        La réinjection du surplus d’énergie non stockée dans l’autoconsommation électrique globale du bâtiment.

L’installation d’une borne de recharge pour les véhicules électriques « hydrogènes » qui sera une première à La Réunion et dans les ZNI, s’inscrit pleinement dans le grand plan national de déploiement de cette filière d’avenir prometteuse, qui se structure tant au niveau national que mondial.

L’installation d’une station « hydrogène » au SIDELEC, sera d’autant plus vertueuse que l’énergie nécessaire à sa production. Et son stockage (électrolyse de l’eau, compression du gaz…) sera d’origine photovoltaïque.

1ère pierre posée de notre bâtiment bioclimatique

Ce mardi 10 septembre 2019, la première pierre du bâtiment bioclimatique à énergie positive de l’antenne sud du SIDELEC Réunion a été posée par le président Maurice Gironcel, en présence du 1er Adjoint du Maire de Saint-Pierre et 1er Vice-Président du SIDELEC, Stéfano Dijoux, du Président Directeur Général de la SPL Horizon Réunion et représentant de la Région Réunion Alin Guezello, du Directeur Régional d’EDF Olivier Duhagon et des entreprises qui vont réaliser le projet.

La commune de Saint-Pierre n’a pas été choisie au hasard. Pas moins de 21 millions d’euros ont été investis par le Sidélec dans le sud dont environ 7 millions sur Saint-Pierre depuis 2014 où nous sommes aux responsabilités.

Ce bâtiment produira plus d’énergies qu’il n’en consommera. La consommation électrique prévisionnelle du bâtiment est évaluée à 33 147 kWh/an pour une production photovoltaïque envisagée de 55 704 kwh/an.

Il s’agit pour le SIDELEC de poursuivre son action en faveur de l’environnement en équipant ses nouveaux locaux de deux générateurs photovoltaïques performants. L’un sera d’une puissance de 18kwC destiné à l’alimentation des véhicules électriques et à l’autoconsommation du bâtiment et l’autre de 16 kwC en revente total à EDF SEI.

Ces deux champs solaires couvriront plus de 200 m² de toiture avec des panneaux photovoltaïques à haut rendement et de dernière génération.

Seront également installées sur les toitures, des panneaux photovoltaïques, à la fois pour satisfaire les besoins du bâtiment en énergie (bureautique, éclairage…) et surtout, alimenter les véhicules électriques, mais aussi revendre de l’électricité.

Entre la production en autoconsommation et la revente, le bâtiment produira deux fois plus d’énergie qu’il n’en consommera.

Concernant la structure même du bâtiment, l’architecture et les matériaux prévus ont été spécialement étudiés et modélisés afin de créer une ventilation naturelle des locaux (parois et fenêtres avec un grand taux de renouvellement d’air, implantation face aux brises de pente et perpendiculairement aux alizées, façades principales orientées nord-ouest et sud est…) et une protection solaire performante des façades et des toitures (larges débords des toitures, pare soleil en aile d’avion au droit des portes et fenêtres, bonne inertie du bâtiment, végétalisation des abords du bâtiment…).

Ce projet a été initié en début 2018 avec le groupement d’architecture Alan Chan Fat, et le bureau d’étude environnementale INTERRA, pour construire un bâtiment à la fois bioclimatique et à énergies positives. Il consommera le moins d’énergies possibles et n’aura pas besoin de climatisation puisqu’il sera ombragé et ventilé naturellement.

Bouclage du réseau électrique de Trois-Bassins pour améliorer l’alimentation en eau des habitants

Le maire de la commune de Trois-Bassins M. Daniel Pausé avec le président du SIDÉLEC Réunion M. Maurice Gironcel et l’élu délégué du SIDELEC, M. Fabien Aure

Le maire de la commune de Trois-Bassins M. Daniel Pausé a inauguré ce matin avec le président du SIDÉLEC Réunion M. Maurice Gironcel, les travaux de sécurisation électrique de la commune permettant notamment la sécurisation de la chaîne de pompage en eau.

Jusqu’ici, pendant les coupures de courant lors des intempéries, les habitants de Trois-Bassins subissaient également des coupures d’eau car la chaîne de pompage en eau n’était plus alimentée en électricité.

C’est pourquoi, à la demande de la mairie de Trois Bassins, le SIDELEC a engagé des travaux de sécurisation de la ligne HTA pour permettre à la chaine de pompage en eau de rester fonctionnelle lors des coupures de courant.

Enfouissement des réseaux HTA

Plusieurs postes existants sont actuellement alimentés en réseau aérien.  Pour sécuriser la chaîne de pompage en eau, les réseaux HTA seront mis en souterrain.

Cette procédure de sécurisation des réseaux permettra de diminuer le temps de coupures d’eau. En effet, en temps normal, le réseau sera alimenté par le départ HTA « Pointe des Châteaux ». En cas de coupure, la Commune pourra être alimentée dans le sens inverse via le poste 4940 « Cité Fleurie ».

Le bureau d’étude BETEL a réalisé les études pour un montant de 10 178€ HT, les travaux sont réalisés par OMEXOM – BOURBON LUMIERE pour un montant de 688 952.17€ HT et le suivi des travaux est effectué par le bureau d’étude ERSA pour un montant de 45 163.11€ HT.

A ce jour, deux kilomètres de réseau ont été posés sur quatre kilomètres à réaliser. La mise en service du projet est prévue pour le lundi 18 novembre 2019.

L’éclairage public, une urgence énergétique pour le SIDELEC Réunion

Le SIDELEC Réunion pilote une étude dans l’objectif de rénover l’éclairage public de 13 communes membres du syndicat d’électricité. Cette opération est une première à l’échelle de l’île et participe aux actions de maîtrise de la demande en énergie (MDE).

Un premier bilan fait ressortir qu’un tiers des installations sont vétustes, énergivores et doivent être sécurisées.

Ce sont donc près de 7 000 installations électriques qui sont concernées. À termes, les communes connaîtront une baisse significative de leur facture. Dans le même temps, la consommation d’énergie sera divisée par deux ou par trois.

Toutes les sources d’économie d’énergie sont alors étudiées avec des technologies matures (luminaires Leds, abaissement de puissance, éclairage à la demande de détection de présence…) et des opérations novatrices pourront être menées : télégestion dynamique aux points lumineux, pilotage de l’éclairage en fonction du trafic routier, raccordement de borne de recharge pour véhicule électrique…

Les 13 communes « pilotes » sont dans une phase de transfert de leur compétence « éclairage public » au SIDÉLEC Réunion pour des travaux au 1er janvier 2020.

À travers cette démarche, c’est la moitié de la consommation énergétique des éclairages publics qui sera réduite sur chaque commune et de facto des économies pour la population.

C’est à une gestion à maille départementale que le SIDELEC souhaite poursuivre son engagement dans sa stratégie bas carbone dans un contexte d’urgence climatique.