Bilan énergétique du SIDELEC sur les « petites » communes : Il faut ajuster les puissances souscrites

Maurice Gironcel, Président du SIDELEC Réunion

Dans le cadre du dispositif national Conseil en énergies partagé (CEP) qui est un outil de Maîtrise de la demande en énergie (MDE), le SIDELEC Réunion en partenariat avec l’ADEME ont présenté ce mardi 5 novembre 2019, la restitution des bilans énergétiques effectués depuis 2017 sur les communes de moins de 10 000 habitants, à savoir les Avirons, Trois-Bassins, Saint-Philippe, Sainte-Rose, la Plaine des Palmistes, Salazie, Cilaos, et l’Entre-Deux.

Jean-Michel Bordage, Directeur Régional de l’ADEME

Il en ressort principalement de ce bilan auprès des 8 communes, que les consommations et les dépenses autant pour les bâtiments communaux que l’éclairage public sont globalement stables sur ces trois dernières années. Cependant, il y a dans ces communes, des économies significatives qui peuvent être faites pour plus d’efficacité énergétique. « Les bâtiments les plus énergivores sont les cuisines centrales, les services techniques et les mairies » indique Joël Payet, technicien spécialisé en Conseil en énergies partagé (CEP) et qui travaille auprès des communes bénéficiaires du dispositif depuis 2017.

Joël Payet, technicien Spécialisé en Conseil en Énergies Partagé

Joël Payet souligne notamment que les communes doivent adapter leur abonnement à la consommation réelle, autant pour les bâtiments que l’éclairage public.  « Il faut souvent diminuer les puissances souscrites. C’est une action qui ne coûte rien et qui peut rapporter des économies. La démarche est à faire auprès d’EDF ». Dans la plupart des cas, les postes (armoires destinées à l’éclairage public) peuvent être optimisées, « d’où la nécessité de faire des mesures de puissances pour ajuster au mieux les abonnements.

Pour le Président du SIDELEC Maurice Gironcel, ainsi que pour le Directeur régional de l’ADEME, ces actions de MDE permettent d’éviter la production de gaz à effet de serre et une réelle efficacité énergétique.

Ce dispositif sera élargi aux communes de moins de 25 000 habitants. Seront concernées les communes de Bras Panon, Ste Suzanne et la Petite-Ile qui pourront prétendre au Conseil en Energies Partagé dès 2020.

Sophie Pouthier, Ingénieure – ENR / Transition énergétique à l’ADEME

Installation de recharges solaires des véhicules électriques : le SIDÉLEC lance les études de faisabilité

1er comité de pilotage pour l’installation des recharges solaires des véhicules électriques sur les communes de l’île

Poursuivant l’objectif régional d’autonomie énergétique 2030, le SIDÉLEC Réunion lance l’étude de faisabilité des Installations de recharges solaires des véhicules électriques (IRSVE) dès novembre 2019, sur 13 communes membres du syndicat. Pour ce faire, les bureaux d’études Artélia et I2R ont été retenus. Dans un premier temps, ils devront recueillir les besoins à court et moyen termes des communes, dans l’acquisition des véhicules électriques de leur flotte captive afin de connaître le potentiel photovoltaïque global des toitures des bâtiments communaux retenus.

En effet la loi Transition Écologique prévoit que lors du renouvellement, un quart des véhicules des collectivités doit être électrique.

Au total, 16 sites de recharges solaires pour véhicules électriques seront réalisés et répartis sur 13 communes : Entre-Deux, Petite-Ile, Saint-Joseph, Saint-Philippe, Cilaos, les Avirons, Saint-Louis, Saint-Benoît, Sainte-Rose, Sainte-Suzanne, Salazie, Trois-Bassins et la Plaine des Palmistes.

« L’étude définira ensuite la faisabilité technique et économique d’un raccordement 100% ENR et solaire pour les véhicules des collectivités et plus généralement la « duplicabilité » de ce mode de recharge vertueux et respectueux de l’environnement pour le grand public » indique Patrick Migneaux, Directeur du pôle ENR au SIDELEC.

En effet, étant dans une zone insulaire non interconnectée avec un mix électrique encore fortement carboné, le raccordement des véhicules électriques ne peut s’envisager durablement que sur une source d’énergie 100 % renouvelable tel que le photovoltaïque.

Les premiers résultats de l’étude de faisabilité sur les 13 communes concernées seront livrés en mars 2020.

Le SIDÉLEC Réunion et ses partenaires inaugurent un micro-réseau mutualisé 100% solaire à Roche Plate.

Face à l’urgence climatique, le SIDÉLEC Réunion, en partenariat avec les villes de Saint-Paul et la Possession, la Région, le Département, le Parc National, l’ONF, EDF, l’ADEME, l’Etat, l’Université de La Réunion et la SPL Horizon, collaborent ensemble à la pérennisation de la fourniture d’électricité sur Mafate. Un micro réseau mutualisé et 100% solaire a ainsi été inauguré ce lundi 21 octobre 2019 chez des bénéficiaires, M Robert et Mme Libelle. L’ouvrage alimente au total trois familles. Actuellement au stade expérimental, ce modèle d’alimentation électrique doit s’étendre à termes à l’ensemble des foyers mafatais.

Inauguration du 1er micro-réseau décentralisé 100% solaire à Roche Plate avec le SIDELEC Réunion et ses partenaires

Le Syndicat d’électricité du département de La Réunion, (SIDÉLEC Réunion) a inauguré avec ses partenaires ce lundi 21 octobre 2019, le 1er micro-réseau 100% solaire à Roche Plate sur Mafate, en présence de Maurice Gironcel, Président du SIDÉLEC Réunion, D’Alin Guezello, Directeur Général de la SPL Horizon Réunion, de Jacqueline Henry, Conseillère Départementale, de Patricia Locame, Adjointe au Maire de Saint-Paul, également élue au TCO et Présidente de l’Office de Tourisme Intercommunal de l’Ouest, d’Olivier Duhagon, Directeur Régional d’EDF SEI, de Didier Perriot, Responsable de l’Unité territoriale à l’ONF et de Didier Calogine, Maître de Conférences et Docteur en Mécanique Energétique.

La mini centrale solaire alimente trois familles et entre dans un cadre expérimental. D’une capacité d’autonomie de 5 jours, le micro-réseau de Roche Plate permet aussi d’expérimenter la gestion autonome par l’usager, de sa consommation d’électricité et d’éviter l’utilisation des énergies fossiles.

Les batteries ont une capacité d’autonomie de 5 jours de consommation

« La centrale photovoltaïque mutualisée est d’une puissance totale de 7 280 Wc pour une capacité de stockage de 2 x 24 éléments de batterie de type OPZS Solar (1 320 Ah en C120 sous 48V) » nous explique Nicolas Verdier, Pilote du projet Électrification de « Mafate Village Solaire » pour le SIDÉLEC Réunion. 

À travers ce projet global d’électrification du site isolé Mafate, le syndicat intercommunal sécurise la fourniture en électricité d’un site non connectée au réseau électrique des bas. En effet, devant faire face aux phénomènes climatiques de plus en plus intenses, les bénéficiaires ont à présent 5 jours d’autonomie énergétique en cas de d’absence de soleil, le site étant alimenté en électricité uniquement par des panneaux solaires.

Cet ouvrage fait aussi partie d’un programme de recherche de l’Université, financé par le FEDER et qui s’intitule « Promouvoir les projets de recherche et d’innovation contribuant à une meilleure efficacité énergétique et à la valorisation des énergies renouvelables ».

Didier Calogine, Maître de Conférences à l’Université de La Réunion

37ème Congrès de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) : Le SIDÉLEC pour la préservation de la péréquation tarifaire

Une délégation des élus et d’agents du SIDÉLEC Réunion étaient présents pour le congrès de la FNCCR qui s’est tenu du 1er au 3 octobre 2019 à Nice.

Ce congrès qui réunit les représentants des services publics locaux de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, du numérique et de valorisation des déchets : élus et agents des collectivités territoriales, responsables des entreprises et organismes publics des secteurs concernés, comprenait une cinquantaine de conférences thématiques, abordant les sujets d’actualité des services publics en réseaux.

Préserver la péréquation tarifaire

Sur l’hexagone, l’alimentation électrique est assurée notamment par l’énergie nucléaire. Pour les ZNI (zones non interconnectées), le modèle énergétique reste basé sur les énergies fossiles. Le coût de revient de l’énergie est donc supérieur. À ce jour, le principe constitutionnel du tarif unique permet de couvrir, à travers la CSPE (contribution au service public de l’électricité pour financer les énergies renouvelables, la péréquation et la cogénération), le surcoût généré par le modèle énergétique carboné dans les ZNI.

Mais après l’annonce de la CRE le 16 juillet dernier, d’une hausse de 12% de la CSPE pour financer l’arrivée de nombreuses centrales photovoltaïques et à cogénération, des surcoûts dans la production d’électricité dans les DOM-COM et le développement de l’injection de biogaz, les élus espèrent que leur voie aura été entendue lors de ce congrès : préserver le tarif unique de l’électricité pour chaque Français, dans un contexte de crise sociale, notamment sur notre territoire ultra-marin.